Humains et non-humains : une histoire de lien, avec Michaël

Approche psychologique, réflexion humaniste, Michaël est un formidable naturaliste en plus de son talent photographique. A travers un article extrêmement intéressant, il nous plonge dans des réflexions criantes de vérité et nous partage sa vision, teintée de ce qu’il aime appeler «humanisme abouti», à savoir un humanisme qui serait « tourné vers toutes les formes de vie et pas seulement les humains  » pour reprendre ses mots. L’Homme a en effet tendance à se placer au-dessus du monde animal alors que lui-même est un animal. C’est à cause de ce sentiment de supériorité quasi permanent que l’Homme est souvent amené, par ignorance ou volontairement, à faire subir aux autres animaux des choses terribles qui de toute façon l’impacteront lui aussi . Chaque forme de vie devrait avoir la même valeur, être respectée pour ce qu’elle est.

Bonne lecture 🥰

(L’article est plus agréable à lire sur ordinateur, notamment pour bien profiter des photos de Michaël présentes ici). Les photos sont donc protégées par son droit d’auteur.

QUI EST MICHAËL ?

Naturaliste et grand passionné d’oiseaux avant de prendre des photos, mon appareil m’accompagne parfois et mes jumelles ne me quittent jamais. Je suis éducateur à l’environnement et traducteur spécialisé sur des sujets liés à la biodiversité. 

Quel est ton parcours ? / Ton travail

Traducteur de formation spécialisé en communication interculturelle, je suis professionnel de l’éducation à l’environnement depuis plus de quatre ans, exerçant au contact direct des publics, en conception pédagogique ou encore en conduite de projets. Mon objectif quotidien est de susciter la curiosité et l’émerveillement des gens pour ce, celles et ceux, qui les entourent dans le but de faire réapparaître à leurs yeux le lien insécable qu’ils entretiennent avec le vivant. 

A des fins plus scientifiques, je mets également mes connaissances et compétences naturalistes au service des structures auxquelles je consacre du temps, soit en tant que salarié, soit en tant que bénévole. 
J’ai le plaisir de vivre un rêve d’enfant au quotidien : celui de ne jamais avoir l’impression de travailler. Ma plus grande passion est mon métier et vice-versa :). 

Pourquoi la photo animalière, depuis quand ? Quels sont tes objectifs, le message que tu souhaites faire passer ?

Je pratique la photo animalière depuis mes débuts professionnels dans le domaine de l’environnement, et plus assidûment depuis 2 ans.

J’ai un objectif double : partager avec mes frères et sœurs humains les émotions que me procurent les rencontres avec d’autres êtres vivants, souvent fortuites, inattendues, tout en me faisant plaisir en figeant quelques instants marquants pour moi. 


A travers mes images, je souhaite aussi montrer à quel point humains et non-humains se ressemblent, à quel point nous sommes tous liés, à quel point il est important et finalement assez facile de nous respecter. Je suis convaincu qu’acquérir un plus grand respect des non-humains qui nous entourent nous aidera à nous respecter davantage entre humains. 

Que t’apporte cette merveilleuse passion ?

Une connexion privilégiée avec mon environnement, un éveil très puissant de mes sens, de la patience, de la persévérance, de l’humilité et surtout un respect du vivant, sans cesse renouvelé. 

As-tu une idée du temps passé sur le terrain ou en affût ?

Aucune car j’oublie complètement la notion du « temps humain », en tout cas celui de notre société humaine moderne, quand je sors seul en extérieur, équipé de l’appareil (ou pas d’ailleurs).

Lors de mes sorties sur le terrain, seul compte l’instant présent et quel bien cela fait ! 

Pour ce qui est de l’affût, je n’ai quasiment pas recours à cette pratique pour le moment. J’ai pu m’y essayer pour la première fois ce printemps avec mon ami @onepixvision, que je remercie. Et je n’ai pas fait attention à l’heure non plus ;). 

Quelles sont les difficultés que l’on peut rencontrer ?

Elles sont nombreuses et c’est ce qui, à mon avis, rend la pratique de la photo animalière aussi passionnante et stimulante.

Il y a d’abord les conditions météos et de lumière, aussi importantes en termes purement technique/matériel que pour les sujets, dont l’activité sera forcément influencée par ces facteurs.

Les animaux, humains comme non-humains, sont des sujets doués de mouvement, ce qui ne les rend pas forcément simples à photographier.

Enfin, j’ai pu remarquer que mon état d’esprit et mon niveau d’apaisement intérieur sont des facteurs qui peuvent rendre mes approches plus ou moins difficiles. Il m’a déjà semblé être moins toléré par certains animaux lorsque je ne suis pas au mieux par exemple. 

Que penses-tu de l’éthique en photographie animalière et quelle est ton éthique, ton exigence lors de tes sorties photos ?

Sujet complexe que l’éthique chez les humains… surtout que ce qui est éthique pour les uns ne le sera pas forcément pour les autres. Je crois que nous aimons rendre complexes des choses qui devraient couler de source.  


L’équilibre ne me semble donc pas simple à trouver et encore moins lorsque l’on débute mais l’éthique et finalement le respect de l’autre sont primordiaux et devrait être une priorité en photographie animalière, d’abord parce que c’est important dans toute pratique mais aussi et surtout parce que les sujets photographiés sont des êtres vivants avant tout.


En termes d’exigence, je m’interdis toute intervention physique dans la composition éventuelle d’une photo : pas de modification du milieu, aussi infime soit-elle, pas de nourrissage, pas de déplacements de carcasses ou d’éventuels appâts, pas de reproduction des sons émis par tel ou tel animal. A mon sens, une photo ne peut être considérée comme éthique dès lors qu’elle a été précédée par l’une de ces pratiques. 
Je ne m’étalerai pas sur la congélation ou sur la manipulation d’animaux pour la composition d’une image… Les pratiques horribles qui se trouvent derrière une photo ne sont pas si difficiles à détecter : mettre le nez dehors, observer un tout petit peu comment se comportent les êtres vivants libres, sauvages et bien portants et il ne reste plus qu’à boycotter les auteurs de ces atrocités. J’ai bon espoir qu’un jour tout cela cesse. 


Toute attitude qui pourrait risquer de porter atteinte au bien-être de mes sujets est également proscrite. Je ne vais pas les photographier dans leurs lieux d’intimité ou lors des périodes les plus décisives de leur cycle de vie (reproduction, élevage des jeunes, etc.).

Je ne cherche pas non plus à me rapprocher d’eux ou à les suivre lorsqu’ils ont choisi de s’éloigner. J’essaie au maximum de prendre ce qu’ils m’offrent ou me cèdent et de m’en contenter car c’est déjà beaucoup. La vie, quelle que soit sa forme, est bien plus précieuse qu’une image. 

Pour conclure en nuances, je dirais que le dérangement n’est pas quelque chose de grave lorsqu’il arrive exceptionnellement et qu’il n’est pas provoqué intentionnellement. Dans leur écosystème, les animaux n’ont pas besoin de nous pour interagir entre eux, se surprendre, se faire peur, se déranger. Pourquoi devrions-nous alors nous l’interdire, nous, animaux, humains ?

J’ose croire que nous ne dérangeons pas les autres animaux parce que nous sommes des animaux humains (quelle terrible malédiction ce serait !) mais uniquement parce que parfois, nous ne nous comportons pas bien.

Il est possible de faire de magnifiques rencontres animalières en étant tels que nous sommes et pas forcément camouflés : libre à chacun ensuite de bien se comporter le temps de cette rencontre, en observant et en respectant l’être vivant concerné, en ressentant et en acceptant ses émotions, ses envies ou non. 

Quelle est ton approche lors d’une sortie photo ?

Je ne fais pas d’affût, pour l’instant en tout cas. J’utilise des techniques d’approche que je m’autorise à appeler « approche douce ». Il s’agit de pénétrer dans un milieu, plus ou moins naturel, sans forcément chercher à se camoufler, le plus discrètement et calmement possible et d’y capter des instants de vie sans les interrompre. Je crois que certains appellent ça la « billebaude » mais faisant beaucoup de choses à l’instinct et sans préparation, je ne me mets pas souvent dans une catégorie ou une autre. 


Je pratique cette approche seul car je ne parviens pas à la mettre en place dès lors que je suis accompagné. J’adore sortir sur le terrain accompagné ou en petits groupes mais mes plus belles rencontres et interactions ont toujours lieu lorsque je me trouve seul face à mes sujets. Est-ce parce que je suis alors totalement silencieux et que cela les rassure ? Est-ce parce que je suis alors bien plus concentré, attentif à moi, à eux et à ce qu’ils me communiquent ? Il y a sans doute un peu de tout ça. 
Par contre et pour que l’on soit bien d’accord, cette approche ne permettra pas de photographier tous les individus de chaque espèce. Tout dépendra de leurs antécédents, de leurs expériences vécues et de leurs conditions de vie à tel ou tel moment (proies, prédateurs, chassés/persécutés ou non, etc.) et à tel ou tel endroit (espace naturel protégé ou non, etc.). Il y en a donc pour lesquelles l’affût restera la meilleure solution et même la seule pour ne pas risquer de leur nuire. Là encore, il s’agit de se renseigner pour bien connaître les habitudes comportementales de chaque espèce, puis d’observer sur le terrain celles de chaque individu de telle ou telle espèce. 

Peux-tu nous raconter ta plus belle rencontre animalière ?

Difficile de n’en citer qu’une seule tellement chaque rencontre me semble belle et unique. J’ai envie d’en partager deux qui montrent que si, en tant que naturalistes ou photographes animaliers, nous sommes souvent ceux qui vont à la rencontre des animaux sauvages, eux aussi peuvent venir à nous. Ces deux rencontres ne se sont pas soldées par de très belles photos d’un point de vue artistique, faute au manque de préparation et à la surprise, mais elles m’auront bel et bien marquées. 

Cette photo illustre surtout une rencontre entre individus d’espèces différentes, en l’occurrence entre ces deux chevreuils et moi, humain. Après avoir retrouvé la trace d’un chevreuil mâle repéré de loin, je me suis approché le plus calmement et silencieusement possible, à bon vent, jusqu’à tomber nez à nez avec ces deux-là. Fait rare mais possible, c’est « l’homme moderne » que je suis qui les a vu avant qu’eux ne me voient.

Difficile de me rappeler s’ils ont levé la tête parce que j’ai déclenché ou si j’ai déclenché parce qu’ils ont levé la tête. Toujours est-il que cet échange de regards, que je craignais bref et suivi de leur fuite, a duré. Sans doute las de m’observer, ils ont ensuite repris nonchalamment leur quête de nourriture, à laquelle ils m’ont laissé assister aussi longtemps que je le souhaitais. Possible alors d’imaginer que les chevreuils, comme bien d’autres vivants, savent interpréter les comportements et accepter une présence qui ne leur veut rien (sauf peut-être un portrait volé, il faut bien l’avouer). 

Je chemine dans la montagne enneigée et le soleil est déjà haut dans le ciel, habillé d’aucun nuage. Souvent la tête en l’air pour observer les oiseaux, je regarde mes pieds, une fois n’est pas coutume. D’un seul coup, mon ombre s’élargit devant moi. Elle s’élargit tellement que je finis par comprendre qu’il ne s’agit pas de la mienne. Ce sont deux ailes gigantesques qui se déploient au-dessus de ma tête et je sais à qui elles appartiennent. J’attrape mon appareil, alors accroché au sac, le lève en même temps que ma tête et déclenche. Tout va très vite. Un aigle royal semble être venu voir ce que je suis ou ce que je peux bien faire ici.

Quelles sont les espèces que tu rêverais de photographier et pourquoi ? / Quel est ton plus grand rêve en tant que photographe ?

Je ne rêve pas de photographier une espèce en particulier car j’ai appris à accorder la même valeur à chacune de celles qui existent. Je photographie les êtres vivants que je croise au fil des chemins que j’emprunte et suis satisfait de cela. Mon plus grand rêve en tant que photographe reste et restera de faire plaisir par le partage de mes images et de mes émotions. La réalisation de ce rêve est donc sans cesse renouvelée et peu importe la forme que cela prend :). 

Quels sont les photographes qui t’inspirent et pourquoi ?

Il y a beaucoup de photographes de grand talent qui m’inspirent et dont certains n’ont pas forcément été mis en avant dans les médias ou autre. Vincent Munier reste toutefois le photographe animalier qui m’inspire le plus. Pour l’avoir croisé une fois et sans le connaître plus que ça, je lui trouve une humilité et une vision de la vie, du vivant, dans laquelle je me reconnais. Le nom d’un des reportages qui lui est consacré semble lui aller comme un gant : « L’éternel émerveillé » et je crois que l’émerveillement sans lassitude pour le vivant qui m’entoure est aussi quelque chose qui me caractérise. 

Que penses-tu des retouches en photo ?

Beaucoup de photographes font la différence entre la retouche et le post-traitement. Je laisserai donc aux puristes le soin de bien définir les termes. Pour ma part, je parle de retouches dès lors que l’image sortie tout droit du boîtier est modifiée sur ordinateur. Je crois qu’elles font maintenant partie intégrante de l’activité photo et il semble qu’il nous faille l’accepter.

Personnellement, j’y ai très peu recours et même quasiment plus depuis que j’ai acquis une meilleure maîtrise de mon matériel. Comme déjà évoqué, mon objectif est de partager avec les gens les rencontres que j’ai pu faire, les lieux que j’ai pu voir ou les ambiances que j’ai pu vivre. Cela n’aurait pas de sens pour moi que de tout transformer, d’autant que les appareils photo d’aujourd’hui permettent à eux seuls de réaliser des images très artistiques.

J’ai pu faire exception parfois lorsque de petites modifications me permettaient de rendre l’image plus fidèle à ce que j’ai pu voir en réalité. En effet, l’exposition, la luminosité et le contraste ne sont pas toujours faciles à gérer selon les conditions de lumières sur le terrain mais là encore, la maîtrise du matériel et des facteurs extérieurs fera la différence.
Je respecte cependant le travail des personnes pour qui la retouche a plus d’importance et reconnaît volontiers le talent qu’on certain(e)s dans ce domaine. Je ne crois pas qu’il y ait besoin de choisir son camp car j’apprécie beaucoup le travail de certain(e)s photographes pour lesquels la retouche fait partie intégrante de leurs œuvres. Je pense simplement qu’il peut être intéressant d’apprendre à différencier des images brutes d’images retravaillées et de ne pas comparer le travail de photographes qui retouchent avec celui de photographes qui ne le font pas. 

 Quelle est la photo dont tu es le plus fier? 

A ce jour, l’image qui me rend le plus fier est celle que j’ai intitulée « Parure automnale », sans hésiter. 

Après être parvenu à me faire totalement accepté par une harde de chamois, j’ai passé plusieurs heures allongé sur le sol à leurs côtés tandis qu’ils se nourrissaient ou se reposaient. Ils étaient parfaitement conscients de ma présence mais elle ne les dérangeait pas. Nous étions en automne, période de l’année où la montagne et les êtres vivants qui la peuplent s’habillent de couleurs tout à fait originales. 
J’ai eu plusieurs très bons retours sur cette photo, dont certains de photographes bien plus reconnus et expérimentés que moi qui m’ont dit n’avoir jamais vu plus belle photo de chamois. Mon humilité naturelle ne m’empêche pas d’être touché par de tels compliments et de les apprécier. 


Les chamois sont aussi l’un des symboles du succès des mesures prises pour la protection de la nature. Cet échange de regard avec cet individu plein de puissance et de grâce m’a donné beaucoup de joie, d’espoir et m’a inspiré ces quelques lignes :  » Ils avaient presque disparu de France. Ils égayent à nouveau les forêts et les cimes de leur présence. Ils témoignent de la capacité humaine à partager l’espace. Ils démontrent que les aires protégées sont efficaces. Ils sont libres et pas si sauvages que cela aux yeux des observateurs les plus respectueux. Aujourd’hui, il devient difficile de ne pas les voir chez eux. « 

As-tu d’autres domaines qui t’intéressent en photos et/ou d’autres passions ?

Je m’intéresse de plus en plus à la botanique et commence donc à photographier les plantes, les fleurs et les insectes qui y vivent ou y transitent. J’ai aussi bien d’autres passions, dont l’ornithologie, la lecture, l’écriture, le sport, etc. 

Quels conseils donnerais-tu aux photographes animaliers ?

S’émerveiller, observer, observer et encore observer avant d’essayer de photographier. Les yeux, parfois aidés des jumelles, et le cœur sont selon moi les décideurs de ce que les doigts réaliseront avec l’appareil et le déclencheur. Pour ma part, je sors beaucoup plus sans mon appareil qu’avec et c’est ce qui fait de mes sessions photo des moments vraiment spéciaux et réussis.
J’ai commis deux ou trois fois l’erreur de prendre l’appareil lors de sorties au départ consacrées à la découverte et à l’observation. Difficile de tout faire bien en même temps et de se faire plaisir sur chaque aspect. On dit souvent qu’il y a un temps pour tout. Pour moi, il y a celui de l’observation et celui de la photo. 

 » Les yeux, parfois aidés des jumelles, et le cœur sont selon moi les décideurs de ce que les doigts réaliseront avec l’appareil et le déclencheur.  » Michaël.A

Quels sont tes projets, ton actualité, tes prochains challenges photo ?

A court terme et si tout se déroule comme prévu, je devrais vivre pour au moins un an au cœur de l’océan indien, en terres australes et antarctiques françaises, afin d’y remplir des missions de sensibilisation à l’environnement et de suivi des espèces de tortues marines et d’oiseaux marins, dont certains sont endémiques des lieux et donc présents nulle part ailleurs sur la planète. 

On verra bien ce que la vie aura à m’offrir après cette parenthèse insulaire mais à moyen terme, j’ai pour projet de m’installer durablement à proximité du milieu montagnard, la limite supérieure de la forêt étant l’endroit où je me sens le mieux. J’aimerais y exercer différents métiers en lien étroit avec le milieu naturel, tels qu’éducateur à l’environnement, guide naturaliste ou accompagnateur en montagne. Je n’exclue pas non plus d’exercer dans d’autres écosystèmes. 


En ce qui concerne la photo, j’aimerais simplement continuer à progresser et à faire varier mes sujets. J’ai également en tête de réaliser un second calendrier ainsi que de poursuivre la vente de mes tirages, débutée entre fin 2020 et début 2021. Pourquoi pas imaginer aussi la réalisation d’une exposition à vocation pédagogique et d’un livre dans lequel raconter mes plus belles rencontres et histoires. 

Un petit mot pour la fin de l’interview ?

Merci pour ton amitié, ta sensibilité, ton travail, ton engagement. Et longue vie au vivant !

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(2 commentaires)

  1. Bravo Michaël pour ces images remarquables et merci d’offrir une vision du monde qui appelle à la paix, la contemplation, la rencontre et l’apaisement.

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