Le métier d’Agent de Photographe – Carine Sandon

Carine nous amène au coeur de sa vision artistique de la photographie. A travers ses mots, nous ressentons une véritable passion, de l’altruisme, une grande volonté de vouloir accompagner et conseiller les artistes photographes dans leur entreprise. Au-delà du simple conseil, Carine souhaite travailler main dans la main, dans une confiance mutuelle, sur des projets engagés qui ont un vrai sens. Car le métier de photographe est complexe par rapport à ce que l’on peut croire, et est très concurrentiel, Carine aide les artistes à promouvoir leur activité tout en apportant son expertise juridique.

Je vous souhaite une très belle lecture et n’hésitez pas à lui laisser un petit commentaire sous l’article !

(L’article est plus agréable à lire sur ordinateur)

Carine Sandon, agent de photographe

Carine Sandon, Agent de photographes

Juriste de formation, puis clerc de commissaire-priseur, amoureuse d’art et d’histoire, de la nature et grande curieuse, j’ai évolué dans le notariat puis dans le marché de l’art. J’ai ensuite décidé de travailler plus directement avec les artistes pour les aider à promouvoir leur art. 

Mon parcours se résume je crois à des envies et des rencontres qui m’ont menée là aujourd’hui et m’ont beaucoup inspirée pour mon cheminement personnel. Mes valeurs et convictions prennent souvent le dessus et j’ai à cœur de travailler avec des artistes, sur des projets qui me touchent particulièrement. 

Quel est ton parcours ? Comment l’idée d’être agent de photographes t’es venue ?

Mon parcours est un peu atypique. Après une scolarité classique je suis partie en fac de droit. Master de droit notarial en poche j’ai travaillé plusieurs années pour me rendre compte que ce rêve d’enfant (oui oui) ne me convenait plus. L’art, la culture, la stimulation intellectuelle artistique me manquaient au quotidien, les cours du soir à l’Ecole du Louvre ne suffisaient pas. J’ai donc quitté mon travail et repris la fac pour aller en Histoire de l’art. Là, j’ai enchaîné une licence puis un Master en Marché de l’art. J’ai réalisé plusieurs stages en galerie et musée notamment au musée d’Orsay pour ensuite travailler au sein d’une maison de ventes aux enchères, FauveParis, tout en écrivant à côté quelques articles pour des webzines. 

Après 4 années chargées au cours desquelles j’ai énormément appris et rencontré des personnes incroyables, le quotidien dans mon travail commençait à m’ennuyer et puis le Covid est arrivé. Je voulais donner une nouvelle directive à mon métier, ma carrière. 

J’ai toujours voulu lier ma formation juridique et mes connaissances artistiques. Pour moi le droit est essentiel au quotidien et même pour les artistes qui souvent n’ont pas les éléments pour avancer correctement et faire évoluer leur métier. Ma vie à Paris m’a beaucoup apportée. J’étais entourée d’artistes et je me rendais compte que bien souvent, ils avaient besoin de quelqu’un pour les aider au quotidien, pour répondre à leurs questions rapidement. Je voulais que le conseil auprès des artistes soit une part importante de mon travail.

Plutôt attirée par la peinture de la Renaissance et du XIXè, je suis venue à la photographie tardivement. Ma première “rencontre” je dirais, s’est produite lorsque j’ai découvert la série “Rose c’est Paris” de Bettina Rheims lors de l’exposition en 2010 ainsi que son travail sur le Christ, “I.N.R.I”, très inspiré de la Renaissance italienne que j’aime tant.

Copyright : Photo 1 Bettina Rheims – Rose c’est Paris – Le fauteuil / Photo 2 Bettina Rheims – Rose c’est Paris

Puis j’ai vraiment appris à connaître la photographie d’art, son histoire et son évolution lors de mes cours à la faculté avec Michel Poivert. Des cours passionnants pendant lesquels j’ai été fascinée par le pictorialisme notamment et des artistes comme Demachy, Teichen.

Puis, mes affinités dans l’art m’ont amenée à découvrir le travail d’Edward Curtis. Son témoignage photographique quasiment encyclopédique et sa maîtrise technique de l’héliogravure sont passionnants et très importants aujourd’hui.

Copyright photo : Curtis_groupe navajo dans le canyon de Chelly Arizona

La photo animalière est venue plus tard avec le travail de Vincent Munier.

J’ai eu la chance ensuite de rencontrer et travailler avec Louis Stettner à la fin de sa vie. C’était un homme passionnant au regard bleu perçant, l’histoire d’une moitié de siècle à lui tout seul. Ses photos de New-York ou des Alpilles sont mondialement connues. 

Toujours et encore des rencontres et la dernière en date a engendré ce déclic professionnel, je me suis dis que c’était ça que je recherchais depuis plusieurs mois. J’avais enfin trouvé un métier pour lier conseil artistique/juridique et ma passion pour l’art. J’ai donc quitté mon travail pour me lancer à mon compte en tant qu’agent d’artistes pour photographes.

En quoi consiste ce métier / Quelles sont tes missions au quotidien ?

Le métier de photographe, de part les différents statuts envisageables, est assez complexe et souvent obscur même pour les artistes. 

Le point principal de ce métier est d’aider les artistes à développer leur travail photographique, se faire connaître auprès des professionnels du marché de l’art. L’année qui vient de se passer a été plutôt difficile car le milieu culturel était en pause mais j’espère pouvoir vraiment faire évoluer mon travail sur ce point. Cela passe par la création d’évènements culturels par exemple. En septembre j’ai organisé une exposition avec Adrien Favre, Séverin Rochet et Marc Jardot, j’ai donc réalisé le dossier de presse, pensé l’expo avec les artistes, l’affiche, fait un travail de commissariat d’exposition avec notamment l’écriture de texte. C’est une partie du travail qui me plaît beaucoup.

Ne souhaitant pas me limiter, je propose également un service de conseil juridique sur le métier de photographe, la fiscalité, etc.. Pour moi le conseil est vraiment quelque chose d’important, que j’ai toujours apprécié faire notamment lorsque j’étais clerc de notaire. Donc c’est une facette de mon métier que je souhaite développer et qui me paraît primordiale. 

Je développe une aide graphique pour les projets des photographes, comme des livres afin de les aider à créer les maquettes, à réfléchir au projet, etc.. 

Quel(le)s photographes accompagnes-tu par exemple ?

Aujourd’hui, je travaille avec deux photographes, Adrien Favre et Grégory Pol. Ce sont deux photographes animalier/nature. Ce sont vraiment des rencontres qui m’ont fait me diriger dans cette voie et puis surtout un très fort intérêt pour la photographie animalière et ce qu’elle peut transmettre. J’aime les gens engagés dans ce qu’ils font, avec un discours en lien avec leur art, quel qu’il soit. La perception de la photographie, le travail qui entoure la prise de vue et la démarche sont autant importants que le message que transmets la photographie. C’est ce que j’apprécie avec les photographes avec lesquels je travaille.

Mais je souhaite travailler avec d’autres photographes. La photographie est vraiment un milieu très riche et diversifié. Je crois que cela serait dommage de se cantonner à un seul type de photographie.

Je m’intéresse beaucoup à des artistes et leur esthétique comme celle de Raphaëlle Monvoisin pour sa poésie, certaines séries de Maud Machalard ou encore le couple Petros et Claudia Koublis. Le regard sensuel des femmes sur des sujets m’interpelle toujours. Ce ne sont que des exemples il y en a tellement !

Ce qui est important c’est de trouver un projet, même ponctuel et d’établir une vraie collaboration. 

Y a-t-il un lien dans ton quotidien entre tes anciens métiers et cette reconversion ?

Bien sûr ! Le droit n’est jamais loin dans ma vie, je le côtoie quasiment quotidiennement. Dans les ventes aux enchères vous êtes proches des objets, de leur histoire mais surtout des acquéreurs successifs. En réalité les artistes sont un peu absents, c’est ce qui me manquait. Mes différentes expériences dans le milieu de l’art m’apportent beaucoup de choses dans mon travail. Quand vous travaillez en maison de ventes vous avez des objets et des œuvres graphiques dans les mains toute la journée, on se crée une véritable banque d’images dans la tête, c’est vraiment quelque chose d’important et d’essentiel pour ce travail je crois. Cela permet de connaître ce qui se fait, ce qui a été fait, les tendances, les esthétiques,…

Je pars du principe que dans la vie on fait des expériences et que l’on apprend à chaque fois. Finalement avec le recul on se rend compte qu’il y a toujours quelque chose dans un métier qui vous aide pour le suivant. 

Et puis mon travail aujourd’hui n’aurait pas de sens sans ma formation juridique et artistique.

As-tu envie de te spécialiser et de t’investir uniquement pour les photographes animaliers ? Si oui, pourquoi ? Comment vois-tu le métier de photographe animalier ?

J’ai envie de prendre part à des projets qui sont utiles et qui ont un sens, et surtout qui me parlent. Personnellement, je suis très sensible à l’environnement, à la cause animale et c’est une des raisons pour lesquelles je me suis intéressée depuis plusieurs années à la photographie animalière et pour lesquelles j’ai quitté mon travail. 

Le monde dans lequel j’évoluais me devenait de plus en plus étranger. L’art se doit aujourd’hui d’être vecteur de messages forts et d’engagement – on rentre dans un débat philosophique vieux comme le monde – , il a un rôle à jouer et surtout il est temps que tous les acteurs de l’art agissent réellement en prenant conscience de l’enjeu climatique. On frôle presque l’activisme mais l’idée est de trouver des projets qui présentent une œuvre dans sa globalité, pensée avec un début, un milieu et une fin.

La photographie animalière est intéressante à ce sujet. Elle permet de mettre en avant des sujets – je parle des animaux – que tout le monde n’a pas la chance de voir ou d’observer dans son quotidien ou méconnaît malheureusement, pour interpeller le spectateur sur ce qui est en train de se passer sous nos yeux.. 

Niche dans la niche photographique, elle est encore dénigrée et peu prise au sérieux par les professionnels même si des artistes comme Vincent Munier, Laurent Ballesta ou Laurent Baheux ont apporté énormément à ce genre. Mais je trouve que cela n’est toujours pas suffisant, elle est encore souvent relayée au rang de décoration. 

Ce qui m’intéresse avant tout dans la photographie animalière, c’est bien évidemment un travail et une recherche esthétique, mais aussi son utilité et cela m’interroge beaucoup en ce moment. Faire une photo pour sensibiliser un public, cela ne suffit plus. Bien évidemment ce n’est jamais inutile, mais il faut aller plus loin. Les projets d’exposition que j’accompagne ou sur lesquels je travaille en ce moment me poussent à chercher un sens plus profond et à interpeller le spectateur différemment. Je n’ai pas encore toutes les réponses mais cela fait son chemin.

Par exemple, l’exposition montée en septembre avec Adrien, Marc et Séverin était dédiée à la faune sauvage locale de Franche-Comté. Nous avons donc fait un choix de photos cohérent par rapport à ce thème et nous avons voulu, à travers des textes parler plus directement de certaines problématiques. Aujourd’hui, il n’y a pas une espèce qui n’est pas menacée par une activité humaine. Et cela s’empire de jour en jour. C’est très alarmant. Nous avons donc voulu mettre le spectateur face à ces réalités et non pas simplement montrer de belles images. Il est temps de dire les choses ouvertement et de ne plus simplement les suggérer. 

Les photographes peuvent avoir ce devoir de mémoire. Le médium est fait pour ça ! Il fige pour une éternité un instant qui par essence est éphémère, c’est incroyable! La photographie animalière m’intéresse donc lorsqu’elle est engagée et que le discours de l’artiste est en adéquation avec ce qu’elle montre au spectateur. On ne peut pas aujourd’hui alerter une opinion publique sur un sujet sans avoir une démarche artistique et des valeurs liées à ce message. 

En règle général c’est ce que je recherche dans un projet et auprès d’un artiste, c’est pourquoi je ne veux pas me limiter à la photographie animalière. Il y a tout d’abord d’autres sujets qui m’intéressent comme le regard des femmes, dans l’art et la place qu’on accorde désormais aux artistes féminines et ce qu’elles en font, ou encore les témoignages comme a pu faire à son époque Dorothea Lang ou Edward Curtis. Il avait la maîtrise d’une technique, l’héliogravure, et avait déjà conscience de ce qui était en train de se passer par rapport aux natifs américains. Je crois que c’est autre chose que du photojournalisme car le message est plus subjectif et la recherche esthétique est très importante. 

Je trouve également intéressant des travaux photographiques qui ont pu être fait comme dans le “The Book of Sorrow” dédié au devoir de mémoire des juifs exterminés en Lituanie. Une expérience de l’anéantissement par l’absence. Rien n’est montré sur les photos car il ne reste rien que des lieux, mais l’absence révèle l’atrocité des événements. La question de la représentation de la guerre dans le paysage est ancienne et toujours très intéressante. 

Puis pour une autre raison moins artistique mais plus philosophique et pragmatique. La photographie animalière a je crois un vrai rôle à jouer aujourd’hui, elle participe au regain d’intérêt pour la nature, donc sur ce point elle me parle énormément. Mais pour cette raison elle devrait je crois être moins bien-pensante dans son discours. L’engagement pour cette cause devrait plus toucher la jeune génération. A partir de là on peut s’interroger sur la démarche engagée ou non que doit prendre l’art. C’est une réflexion et un choix personnel.

Quelle est ta valeur ajoutée pour un photographe souhaitant développer son activité ?

Je dirais mes connaissances juridiques et artistiques ainsi qu’un regard. Une collaboration doit fonctionner dans les deux sens, c’est une question de confiance. La part humaine est primordiale. 

Ce qui me pousse à faire ce travail également c’est une profonde empathie pour l’autre. J’aime aider, apporter un conseil, valoriser l’autre. Un travail de l’ombre qui me convient parfaitement !

Quelles ont été les forces de ta reconversion et les difficultés rencontrées ?

Ma reconversion s’est faite comme une évidence lors de ma rencontre avec Adrien Favre et de notre discussion autour du métier de photographe. C’est donc encore une fois une rencontre particulière qui m’a portée dans mon projet et donné l’envie d’y croire et de le porter. 

Les difficultés sont plus pragmatiques. La crise de l’année 2020 n’a pas arrangé le milieu culturel et m’a beaucoup ralentis dans mon projet. Mais aujourd’hui les choses se débloquent et avancent. Il ne faut pas avoir peur des projets et des montagnes qui se lèvent, on arrive toujours à trouver une voie pour les gravir !

Un conseil pour celles & ceux qui souhaitent vivre de leur passion / se reconvertir ?

Je ne sais pas si j’ai des conseils à donner, plutôt des expériences à partager. Je crois qu’il ne faut pas se mettre de freins lorsque l’on a un projet. Parfois, on peut mettre plusieurs années avant de le concrétiser mais il faut le faire. Bien évidemment, il est parfois des situations complexes qui ne permettent pas de faire ce que l’on veut, l’aspect pécunier est très important mais malgré tout, il ne faut pas baisser les bras. Il faut échanger, discuter avec des gens qui vivent de leur passion, prendre conscience des difficultés, s’inspirer, etc..

J’ai pour principe de vie de considérer que si quelque chose doit se faire, cela se fera, mais il faut s’en donner les moyens et ne pas baisser les bras. Au pire, on aura essayé, au mieux on aura réussi !

As-tu d’autres projets à venir sur le moyen / long terme ?

J’ai créé récemment une maison d’édition. J’aimerais vraiment développer cette facette à la fois du métier de photographe et du mien. Apporter un soutien aux artistes pour leurs projets d’édition m’intéresse énormément. Ici encore mon travail se veut engager et je recherche des projets à la fois en lien avec des valeurs qui me sont importantes et qui se veulent utiles pour des causes particulières ; mais aussi des projets pensés dans une globalité avec la photographie. Aller plus loin que le livre de photographies classique. 

Des personnalités comme Cyril Dion ou Alice Audoin, m’inspirent énormément à la fois par leur engagement mais aussi par leur manière de penser un projet.

Je suis également intéressée par des projets un peu historiques, en lien avec un travail de mémoire collective.

Je suis également en train de développer des ateliers/masterclass dédiés aux artistes auprès de structures institutionnelles. Le conseil juridique n’est jamais loin !  

J’ai également un projet d’exposition collective pour l’été prochain, mais il faudra attendre encore un peu pour en savoir plus !

Et peut-être un futur projet en commun Léa ! 😉

As-tu une réussite à nous partager ?

Professionnellement, ma réussite je crois c’est de ne jamais m’être arrêtée à des idées fixes. J’essaye, je travaille pour quelque chose qui me tient à coeur et je vois où ça me mène. Je suis rarement déçue, j’apprends tous les jours. Et même si parfois on tombe, on se relève toujours. Il faut oser. J’ai quitté mon CDI, ma situation au sein d’un très gros office notarial parisien et repris mes études après avoir fait 8 ans de droit pour avoir ce que je voulais et s’il le fallait je recommencerais avec une immense joie. On peut croire que l’on s’est trompé de route, mais non. Chaque expérience est positive.

Personnellement, c’est là encore une rencontre mais cette fois avec un être exceptionnel non-humain, le lynx. Quelques secondes bien trop courtes qui me font penser que rien n’arrive par hasard. Ma route qui croise celle d’Adrien Favre puis qui me mène quelques mois plus tard à croiser ce lynx avec lui lors d’un affût photo. La vie est ainsi.

Quelle liberté apporte le fait d’être à son compte ?

Le choix. Le choix dans ses démarches, dans ses projets, … 

Il ne faut pas oublier que c’est aussi très difficile et que l’on est quasiment toujours seuls, donc il faut aussi avoir conscience des difficultés et savoir si l’on pourra les surmonter. 

Je ne pensais pas être entrepreneur un jour car j’aime le travail en entreprise, en équipe, partager des valeurs, des idées, l’esprit corporate, des liens sociaux, … et cela m’a toujours plu. Mais être à son compte fait rêver c’est certain. Au quotidien néanmoins on est seul devant son ordinateur, ce qui n’est pas toujours facile ni motivant. 

Fais-tu de la photo ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?

Alors je ne sais pas si je peux dire que je fais de la photo. Je m’amuse parfois avec un appareil photo sans prétention, j’en ai toujours eu, mon père faisait de la macro, il adorait photographier ses abeilles et je trouvais cela incroyable. Aujourd’hui je suis très tournée vers la photo de paysages, même si parfois il m’arrive souvent de photographier des animaux. 

Le paysage me renvoie à la notion de romantisme allemand du XVIIIè siècle qui me fascine. Cette idée du retour à la Nature dans une époque d’incertitudes, fait écho je trouve aujourd’hui. Le paysage grandiose renvoie au Sublime développé par Burke et me parle énormément. 

Le paysage est lié à une grande sensibilité et à quelque chose de mélancolique. J’aime le vide, l’homme face à une nature présente, immense et absente à la fois, car les paysages évoluent et changent. Une histoire qui a été et qui n’est plus, l’idée de “trace”. 

Tout comme la musique, la peinture, c’est une sensation de bien-être, parfois de tristesse. Ce qui importe c’est l’émoi que ça suscite en nous.

Un p’tit mot pour la fin ?

Tout d’abord un grand merci pour cette interview et pour l’intérêt porté à mon travail. Et bravo pour ton blog. 

Au plaisir de se revoir dans la forêt, au pied d’une cascade ou ailleurs !

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