Vétérinaire en faune sauvage : un voyage émotionnel ! – par Meriem Flih

Vétérinaire avec spécialisation en Faune sauvage, Meriem est incroyable, passionnée et dévouée. Elle a parcouru le monde pour venir en aide aux animaux et aux équipes soignantes, au sein de différents centres de soins et sanctuaires. Alors que les mots défilent sous mes yeux, l’émotion ne peut que me submerger. Les textes se mêlent à ses souvenirs photos. Les histoires sont poignantes ; entre détresses et espoirs.

Les mois passent, les confinements sont de mises… un projet commence à naître dans l’esprit de Meriem : Sana. Un réseau International pour les centres des soins et refuges pour la faune sauvage. Une concrétisation absolument passionnante et d’une grande utilité, que je vous laisse découvrir à travers sa plume.

Bonne lecture ! 🥰 N’oubliez pas de lui laisser un petit mot en commentaire et à suivre son travail (lien en bas de l’article).

Meriem Flih, vétérinaire en faune sauvage


Je m’appelle Meriem, j’ai 31 ans et je suis vétérinaire. Comme beaucoup d’enfants, je rêvais de soigner les animaux sauvages du bout du monde. Cette fascination pour la nature ne m’a jamais quittée, et j’ai maintenant la chance de travailler auprès de la faune sauvage. Ce métier est pour moi une véritable vocation.

Mon parcours, bien que linéaire, est composé d’une multitudes d’expériences (relevant parfois plus de l’aventure que de l’expérience professionnelle à proprement parler !).

Sept ans après avoir obtenu mon diplôme, j’ai travaillé dans une douzaine de centres de soins et sanctuaires pour animaux sauvages, aux côtés de centaines d’espèces animales différentes. En 2018, je réalise le projet “Faune Qui Peut”, un tour du monde de quinze mois où je pars à la rencontre de personnes qui consacrent leur vie à préserver le monde sauvage.

C’est d’ailleurs en préparant ce projet que commence à germer en moi la nécessité de créer l’association Sana – The Wildlife Network, mais j’y reviendrais un peu plus tard…

Comment agis-tu pour la cause animale ?

Je ne définirais pas mes actions comme agissant pour la cause animale. Pour moi, c’est plus une philosophie de vie. Je pense qu’il est important de chercher à se reconnecter avec la nature dont nous faisons partie, au même titre que les animaux, les plantes ou les océans.

Dans ma vie de tous les jours, j’essaie de penser à l’impact de mes actions sur la planète, des conséquences de mes modes de vie et de consommation.

Certains pensent que mon métier de vétérinaire de faune sauvage est mon principal moyen d’œuvrer pour la cause animale, mais j’essaie aussi d’adopter un mode de vie vegan et éco-responsable aussi souvent que possible. Je n’ai pas de voiture, je favorise les achats de seconde main fabriqués de manière durable et locale, je m’investis dans des associations, … et cela peut être fait par tout le monde.

Les retombées sont bien sûr bénéfiques pour les animaux mais aussi pour l’environnement, les populations humaines et les générations futures !

Quels sont tes projets à courts, moyens et longs terme ?

Je ne vais pas cacher que la pandémie de COVID a un peu ralenti les choses ! Mais elle m’a aussi permis de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire et comment continuer à oeuvrer pour la conservation de la faune sauvage sans avoir à me déplacer sans cesse.

J’ai mentionné plus haut mon association Sana – The Wildlife Network que j’ai créé l’année dernière. Sur le long terme, j’aimerais pouvoir me consacrer à temps plein à ce projet. Pour le moment, nous en sommes au début, et je dois m’armer de patience afin de construire de bonnes fondations qui lui permettront de tenir dans le temps.

Dans un futur plus proche, je commence une nouvelle aventure en Angleterre en ce début d’année 2022. Je rejoins l’équipe vétérinaire d’un grand centre de soins au sud de Londres. Je vais troquer singes, éléphants et paresseux pour renard, rapaces et blaireaux pendant un temps et j’en suis très contente ! C’est toujours excitant de travailler dans un nouvel endroit, de s’accoutumer de nouvelles façons de faire et de rencontrer de nouvelles personnes. 

Comment le projet Sana est né ? 

Sana est née d’une constatation assez simple : il existe des milliers de structures à travers le monde qui, jour et nuit, secourent, soignent et réhabilitent les animaux sauvages.

Cependant, elles sont difficiles à trouver et restent très méconnues du grand public. Les plus grandes d’entre elles ressortent assez rapidement lors d’une recherche sur internet mais il n’existe pas de base de donnée permettant de toutes les localiser.

Pourtant, ces structures, souvent associatives, ont besoin de visibilité pour récolter des dons, se faire connaître auprès d’éventuels bénévoles, et accueillir les animaux nécessitant d’être pris en charge. Dans la plupart des cas, les animaux sont trouvés par des particuliers. Ces derniers se retrouvent démunis face à l’opacité du système actuel, ils ne savent pas vers qui se tourner pour savoir comment agir face à un animal sauvage en détresse.

Peux-tu nous exposer les objectifs, missions et soutiens de ce projet ?

Sana lutte pour la préservation de la biodiversité en soutenant les centres de soins et les sanctuaires pour animaux sauvages à travers le monde. Dans un premier temps, nous travaillons sur la mise en place d’une plateforme en ligne qui recensera tous les centres de soins et sanctuaires à l’échelle internationale. Le but de ce projet est triple :

  • permettre de trouver facilement un centre de soins quelque soit l’endroit où vous vous situez dans le monde,
  • mettre en lumière le rôle incontournable de ces structures dans la protection de la faune sauvage, éduquer et donner envie au grand public de s’investir à leurs côtés,
  • créer un réseau international de professionnels de centres de soins et de sanctuaires pour faune sauvage afin qu’ils puissent échanger sur leurs expériences de terrain et partager leur savoir.

Je profite de cette opportunité que tu m’offres pour préciser que nous cherchons actuellement des sponsors et partenaires pour nous aider à développer le site internet. Je remercie aussi chaleureusement le Réseau Centres de Soins Faune Sauvage en France pour son soutien précieux depuis le début de cette aventure.

Que signifie Sana ? Pourquoi ce choix et comment as-tu construis le logo ?

Sana est un prénom d’origine arabe qui signifie “élévation”, “rayonnement”.

Des valeurs qui m’inspirent énormément sont portés par ce nom, parmi lesquelles la force morale, la spiritualité, l’ambition, la bienveillance, l’empathie et l’ancrage. Sana a aussi l’avantage d’être un nom court, facile à prononcer et à retenir dans de nombreuses langues, ce qui est un gros plus vu notre visée internationale.

En ce qui concerne le logo, il était important qu’il reprenne trois éléments fondateurs de l’association. La faune sauvage, représentée par l’empreinte de panthère des neiges, un des animaux les plus mystérieux de la planète. Je suis fascinée par cette espèce qui est pour moi l’allégorie du prénom Sana.

Une carte du monde, pour le voyage, l’invitation à l’aventure et la portée internationale du projet. Et enfin, le design en pointillisme qui illustre l’idée de réseau, d’avancer ensemble. Pris individuellement, les points ne correspondent pas à grand chose, mais ensemble, ils permettent de créer le logo et de donner vie à Sana et à ses différents messages.

Constates-tu des différences entre les centres de soins en France et à l’étranger ?

Chaque pays est différent. Je devrais même dire que chaque centre de soins est différent. Il n’existe pas de règle absolue et l’éthique (souvent influencée par la culture et les traditions locales) peut varier d’un endroit à l’autre.

Au travers de mes interventions, j’ai pu observer, par exemple, que les pays asiatiques sont beaucoup moins enclin à euthanasier un animal que nous en Occident. Les moyens disponibles sur place sont aussi extrêmement variable d’un endroit à l’autre. J’ai passé deux mois dans un centre au milieu de la forêt Amazonienne au Pérou. Nous n’avions pas d’électricité, ni de téléphone.

Le confort n’est clairement pas le même que dans un centre en Nouvelle-Zélande équipé d’un scanner ! Enfin, la législation peut aussi être très différente et il est important d’être bien informé des lois du pays.

En France, les centres de soins et sanctuaires ne demandent en général pas de participation financière à leurs bénévoles. A l’inverse, dans de nombreux pays, les missions de bénévolat sont payantes (l’hébergement sur place et les repas sont souvent inclus mais pas toujours). Payer pour pouvoir travailler pour une association est difficile à faire accepter au grand public mais c’est une source de revenu importante et souvent nécessaire au maintien de ces centres.

Constates-tu des différences sur notre façon d’appréhender les animaux entre la France et l’étranger ?

En France, nous sommes très peu sensibilisés à la faune sauvage. C’est dommage, car comme l’illustre ton blog et les interviews de photographes animaliers, nous disposons d’une faune extrêmement riche et diversifiée. Des initiatives comme les weekends de mobilisation citoyenne organisés par la LPO pour compter les oiseaux de jardin est une bonne façon de débuter en observation de la faune sauvage.

Certains pays font beaucoup d’argent sur le dos de leurs espèces locales. Les safaris de chasse, balades à dos d’éléphants, photos avec des grands félins ou spectacles d’ours ne sont que quelques exemple de ce que l’on peut trouver. 

Heureusement, de plus en plus d’associations se mobilisent et le débat s’ouvre et se propage sur les questions de bien être animal et d’exploitation des espèces sauvages.

A l’inverse, d’autres pays sont beaucoup plus avancés sur les questions de protection des milieux naturels, de création d’espaces protégés et de restriction dans l’utilisation des animaux sauvages. Le Costa Rica est un des exemples les plus connu.

Quelle est l’importance des centres de soin et des refuges ?

Les centres de soins recueillent les animaux sauvages en détresse signalés ou récupérés par des particuliers ou les autorités. Ils prennent en charge les individus qui peuvent être soignés et les réhabilitent (les relâchent dans la nature) ou les placent dans des sanctuaires s’ils ne sont plus apte à vivre en milieu sauvage. Beaucoup d’espèces sauvages sont extrêmement sensibles au stress et ne peuvent pas avoir une bonne qualité de vie en captivité. C’est difficile mais dans ce cas la meilleure option est l’euthanasie.

Leur deuxième rôle est celui de veille sanitaire. Ils sont en première ligne pour déceler l’émergence d’une maladie ou d’une épidémie au sein d’une population animale.

Pour finir, ils ont un rôle de médiateur. Ils guident et conseillent les personnes trouvant un animal qui semble être en détresse (téléphonez toujours à un centre de soins avant de récupérer un animal, surtout s’il s’agit d’un jeune !) ; et sensibilisent le grand public à la cause animale, aux répercussions de nos modes de vie sur les animaux sauvages.

Les refuges (ou sanctuaires) offrent aux animaux un endroit pour vivre lorsque ces derniers ne peuvent pas être réintroduit dans leur milieu naturel. Ils recueillent aussi les animaux exotiques, c’est à dire non endémiques d’une région et qui ne peuvent donc pas y être relâchés. C’est, par exemple, bien souvent le cas d’animaux issus de trafic.

En France, les centres de soins et les sanctuaires sont généralement séparés, mais dans beaucoup de pays, les deux structures sont incluses l’une dans l’autre. Certains pays, comme les Etats-Unis et l’Australie, ont des centres de réhabilitation, genres d’intermédiaires entre les centres de soins et les sanctuaires. Des soigneurs certifiés y accueillent des animaux orphelins ou ne nécessitant pas de soins vétérinaires en attendant qu’ils soient prêts à être relâchés dans la nature.

Quelle est l’expérience la plus difficile que tu aies vécu auprès des animaux ?

C’est difficile d’en choisir une ! Quand tu travailles en centre de soins tes émotions passent parfois par de vraies montagnes russes. Chaque rencontre est différentes et chaque animal laisse sa trace. Il y a ceux que tu ne peux pas sauver, ceux qui sont privés de leur liberté suite au braconnage, ceux qui se retrouvent orphelins, ceux qui présentent des séquelles physiques ou psychologiques suite à leurs interactions avec l’homme, … 

Une expérience qui m’a marquée fut le sauvetage de dix-huit tortues verte capturées par des braconniers au large du Costa Rica. Ces tortues, toutes des femelles en période de ponte, étaient destinées à être revendues pour leur viande. Saisies par les autorités locales, elles se sont retrouvées au centre de soins avec des plaies de harpons transperçant leur carapace et causant des lésions aux organes internes, ainsi que de nombreuses lacérations sur leurs membres.

Certaines n’avaient pas encore eu le temps de pondre leurs œufs et ont fini par le faire dans nos bassins improvisés, sur des bâches en plastique. C’était à briser le coeur.

Pendant des mois, et des heures durant, nous les avons soignées. Dix-sept d’entre elles ont pu retourner dans l’océan. Une est malheureusement décédée suite à ses blessures. Nous avons pu récupérer ses œufs et j’ai eu la chance d’assister à leur éclosion, quelques semaines plus tard, sur une plage voisine située dans une zone protégée.

Regarder ces minuscules créatures, qui à peine éclos, se dirigent vers l’océan, et savoir que deux sur mille seulement atteindront l’âge de se reproduire vous fait vraiment réaliser le gâchis que nous faisons subir au monde vivant qui nous entoure.

Mais pourquoi ce chiffre est-il si faible ?

Il est extrêmement difficile d’évaluer avec précision le nombre d’individus qui atteignent la maturité sexuelle. Les scientifiques s’accordent cependant sur cet ordre de grandeur. Les bébés tortues, tout juste sortis de l’œuf, font face à de nombreux défis.

Ils doivent commencer par remonter à la surface (les mères enfouissent leur œufs sous le sable), passer entre les mailles des oiseaux, chiens errants et autres prédateurs qui ne demandent qu’à en faire leur casse-croûte.

Certains se retrouvent piégés dans des déchets ou sachets plastiques abandonnés sur la plage. Environ la moitié atteint l’océan, mais tout n’est pas gagné pour autant.

En plus de devoir survivre aux intempéries et aux courants, ils risquent maintenant de se faire dévorer par les poissons, les dauphins, et les oiseaux marins, de se retrouver pris dans des filets de pêche, d’ingérer du plastique, de succomber à la pollution présente dans l’eau ou se faire braconner.

(Voyez-vous le bébé tortue sur la photo ?)

Bref, devenir adulte lorsque l’on est une tortue est un vrai parcours du combattant. Ces bébés reviendront pondre à leur tour, d’ici 20 à 50 ans, sur la plage qui les a vu naître (à condition que cette dernière n’ait pas été détruite ou colonisée par l’Homme entre temps…)

Une belle histoire ?

Heureusement, il n’y a pas que des histoires tristes et certaines continuent à vous donner le sourire, même des années après.

Simba, c’est un jeune babouin olive qui vit au Bénin. Malheureusement, alors qu’il n’a que quelques mois, il se casse le bras lors d’une altercation avec un mâle adulte.

Lorsque j’arrive au centre de soins, la blessure remonte déjà à plusieurs semaines et son bras, mal cicatrisé, s’est atrophié. Il ne semble pas douloureux mais ne l’utilise pas, ce qui ne l’empêche en rien de grimper, sauter et se chamailler avec les autres jeunes du groupe.

Son membre inerte ne peut cependant pas rester dans l’état, il pourrait finir par se blesser ou développer une infection : la décision est prise avec le centre de soins de l’amputer.

L’opération se déroule à merveille, comme vous pouvez le voir sur la photo, on est loin des salles de chirurgies de Grey’s Anatomy !

Je reçois régulièrement des nouvelles de Simba qui grandit bien et se développe tout à fait normalement. C’est chouette de pouvoir suivre un animal.

Quand on travaille auprès de la faune sauvage, ça peut être un peu frustrant de ne jamais savoir ce que deviennent les animaux une fois relâchés.

Pour Simba, je peux même vous dire qu’il a perdu ses incisives de lait récemment, ça lui faisait un sacré sourire !

Une dernière petite histoire à raconter ? 🙂

Derrière chaque animal, il y a une histoire. Je pourrais en raconter des centaines… Une dernière histoire qui m’a marquée est celle de Mad Mee et Mowgli, deux macaques crabiers rencontrés en Thaïlande.

Mowgli est âgé de quelques mois à peine quand nous le recueillons. Destiné à être vendu comme animal de compagnie, il est bien trop jeune pour se débrouiller tout seul et je me retrouve à faire maman de substitution pendant la journée. Mais être une maman singe, c’est un travail à plein temps !

Le problème, c’est que je dois aussi m’occuper des autres animaux du centre et je ne peux malheureusement pas lui donner toute l’attention dont il a besoin. Il est encore trop jeune pour être mis en contact avec les autres macaques et commence à s’ennuyer.

Et puis, un jour, arrive Mad Mee. Un tragique accident de la route a emporté son propriétaire (Mad Mee était un singe de compagnie elle aussi). Elle était présente lors de l’accident, mais a eu de la chance et ne souffre que d’une fracture de la patte.

Très vite, nous nous apercevons qu’elle vit mal le fait d’être enfermée, seule, dans une cage. Toute sa vie, elle n’a vécu que parmi les humains, tenue en laisse par une chaîne lui passant autour du cou. Mad Mee s’ennuie dans sa cage. Mowgli s’ennuie lui aussi.

Nous vient alors l’idée de les faire se rencontrer. Mad Mee est une femelle en âge d’avoir des petits et a besoin de contact sociaux. Mowgli est un bébé qui a besoin d’une figure maternelle et d’apprendre les codes de son espèce. Après une mise en contact progressive, Mad Mee et Mowgli ne se quittent plus !

C’était tellement beau de les voir jouer ensemble, s’endormir l’un contre l’autre et partager tous ces moments de complicité. Mowgli est un jeune macaque épanouit et plein de vie et Mad Mee une maman d’une patience à faire trembler un maître zen.

Des conseils pour les personnes voulant agir pour la cause animale et celles voulant se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Du haut de mes 31 ans et de ma jeune carrière, je ne pense pas être légitime pour donner des conseils. Je dirais simplement qu’il est important de prendre le temps de définir ses valeurs et d’essayer de les suivre au maximum. Nous sommes humains et imparfaits mais essayer de vivre en alignement avec soi-même est la meilleur façon de s’épanouir et de se réaliser, le tout en harmonie avec le vivant et les personnes qui nous entourent.

Si vous souhaitez vous investir dans la cause animale, n’hésitez pas à vous renseigner autours de vous, à demander conseils. La façon dont vous consommez, les aliments que vous achetez, tout ce qui a un impact direct ou indirect sur l’environnement à un impact sur la vie animale. Les animaux de compagnie, les animaux d’élevage ne sont pas à oublier non plus. On ne le répètera jamais assez : adoptez, n’achetez pas d’animaux ; ayez conscience des implications sur le long terme avant d’accueillir un nouvel animal dans votre vie ; pensez à ce que subissent les animaux de production et leurs conditions d’élevage. Et bien sûr, soutenez les centres de soins pour animaux sauvages ! Il y a pleins de façon d’aider, que ça soit par un don financier, matériel, de votre temps, via des missions de terrain ou les réseaux sociaux, les opportunités ne manquent pas !

Pour ce qui est de l’entrepreneuriat, je ne suis qu’au tout début de l’aventure. Je peux simplement vous partager mes ressentis jusqu’à présent : osez ! Foncez ! Parlez de votre projet autour de vous ! C’est incroyable de voir le nombre de portes qui s’ouvrent à nous lorsqu’on a le courage de les pousser.

Un p’tit mot pour la fin de l’interview ?

Restons humble devant la nature et ne cessons jamais de nous émerveiller de tout ce qu’elle a à nous offrir. 

Quand on travaille dans la conservation ou auprès de la faune sauvage, on peut parfois être subjugué devant l’immensité de la tâche. L’important est de se rappeler pourquoi on fait ça, d’où vient ce feu qui nous anime. Je me concentre sur le présent, sur les choses sur lesquelles je peux avoir un impact, le future aura tout le temps de nous révéler ses mystères en temps et en heure…

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